L'autrice de Harry Potter finance des procès contre l'inclusion trans
J.K. Rowling promet de continuer à financer des femmes qui n'auraient pas les moyens d'aller au tribunal. L'autrice de Harry Potter le dit dans un nouvel essai.
Par Théo V. · Publié le
J.K. Rowling promet de continuer à financer des femmes qui n'auraient pas les moyens d'aller au tribunal. L'autrice de Harry Potter le dit dans un nouvel essai. Il est publié le sur son site internet.
Ce que dit l'essai
Le texte se présente comme une mise à jour de l'essai publié par l'autrice en juin 2020. Elle y écrit que ses opinions n'ont pas changé depuis. Elle nie être transphobe.
Elle explique que son souci porte sur les droits des femmes. Elle décrit l'effet de l'activisme transgenre sur ces droits et sur les espaces réservés aux femmes. Elle qualifie l'activisme trans du XXIe siècle d'« élitiste jusqu'à la moelle » (“elitist to its core”).
D'après LGBTQ Nation, l'essai rappelle aussi des messages publiés sur les réseaux sociaux en 2024 puis en juillet 2026.
Un fonds pour financer les procès
ActuaLitté rapporte que l'autrice a lancé en juin 2025 un fonds privé. Ce fonds finance des procédures qui contestent certaines politiques d'inclusion des personnes trans.
Le J.K. Rowling Women's Fund soutient financièrement des femmes qui défendent leurs droits en justice. Il agit au Royaume-Uni et en Irlande.
Les réactions et les critiques
Selon l'AFP, Daniel Radcliffe, qui a joué au cinéma dans la saga, s'est distancié publiquement de l'autrice.
L'autrice a fondé Beira's Place, un centre d'aide aux victimes de violences sexuelles réservé aux femmes, à Édimbourg. Amnesty International UK avait décrit ce centre comme hostile aux droits humains. Elle s'en prend à cette organisation.
Les chiffres viennent du ministère britannique de l'Intérieur, publiés le . Ils comptent 3 955 infractions haineuses, c'est-à-dire motivées par la haine, liées à l'identité transgenre, réelle ou supposée. Elles ont été enregistrées en un an, en Angleterre et au pays de Galles.

Un autre chiffre concerne les prisons. En décembre 2024, 151 des 245 détenus transgenres de sexe légal masculin étaient condamnés. Ils l'étaient pour une infraction sexuelle. Il vient du ministère britannique de la Justice. Ce chiffre ne permet pas de comparer les comportements criminels.
Le contexte juridique britannique
En avril 2025, la Cour suprême britannique a statué sur la définition légale de la femme. Elle est la plus haute juridiction du Royaume-Uni. La décision établit que la femme est légalement définie par son sexe à la naissance.
Début 2026, le gouvernement travailliste britannique a publié de nouvelles directives sur les espaces réservés à un seul sexe. Il s'agit par exemple de toilettes ou de vestiaires.
Le NHS, service de santé public de l'Angleterre, a fait une révélation la semaine précédant le 22 octobre 2026. Les femmes trans ne seraient plus orientées vers les espaces réservés aux femmes.
Ce que ça change
Le texte prolonge une position déjà exprimée en juin 2020, puis sur les réseaux sociaux. Il arrive après la décision sur la définition légale de la femme.
Pour le lecteur, le point le plus concret reste le financement de procédures en justice. Ce financement concerne le Royaume-Uni et l'Irlande. Les autres sujets culturels se lisent dans notre rubrique culture.
Pour aller plus loin
Sources
- https://www.jkrowling.com/opinions/an-update-to-my-essay-of-june-2020
- https://www.lgbtqnation.com/2026/10/billionaire-j-k-rowling-claims-trans-rights-activism-is-elitist-to-its-core
- https://www.franceinfo.fr/culture/livres/essais-histoire/j-k-rowling-publie-un-nouvel-essai-visant-ce-qu-elle-nomme-l-activisme-transgenre_8249119.html
Une erreur dans « L'autrice de Harry Potter finance des procès contre l'inclusion trans » ? Un fait à préciser, une source à ajouter, un témoignage à apporter sur le sujet ? Écrivez à la rédaction et on rectifie. Une correction vaut mieux qu'une erreur qui reste en ligne.