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Signaler une LGBTphobie à Lyon

Une agression, une insulte, une discrimination au travail ou au logement, un refus de soin, un voisin qui ne lâche pas : voici ce qu'il y a à faire, dans l'ordre. Rien ici n'est obligatoire, et rien n'est trop petit pour être signalé.

  1. Faites constater, même sans blessure visible

    Un médecin, un service d'urgence ou une maison médicale peut établir un certificat médical daté. Il vaut pour les traces physiques comme pour le choc psychologique, et il reste valable si vous décidez de porter plainte des semaines plus tard. C'est le document le plus difficile à obtenir après coup : c'est pour ça qu'il vient en premier.

  2. Gardez les traces, n'effacez rien

    Captures d'écran des messages, courriels, publications, enregistrements, photos des dégradations. Notez pendant que c'est frais : la date, l'heure, l'endroit, ce qui a été dit, mot pour mot si vous le pouvez. Si des gens ont vu la scène, demandez-leur leur nom et un moyen de les joindre — un témoignage écrit et signé compte.

    Ne supprimez pas le compte ni la conversation qui vous agresse, même si c'est ce dont vous avez envie. Bloquez, mettez en sourdine, mais gardez.

  3. Portez plainte, ou déposez une main courante

    Vous pouvez déposer plainte dans n'importe quel commissariat ou brigade de gendarmerie, y compris hors de votre quartier, et le service est tenu de la recevoir. Vous pouvez venir accompagné.

    La main courante n'est pas une plainte : elle date les faits et les enregistre, mais elle ne déclenche pas de poursuites. Elle est utile quand les faits se répètent — elle construit l'historique. Une plainte reste possible ensuite.

    Dites que les faits sont liés à votre orientation sexuelle ou à votre identité de genre, et demandez que ce soit écrit dans le procès-verbal. Relisez la déposition avant de signer, et repartez avec le récépissé.

  4. Faites-vous accompagner

    Vous n'êtes pas obligé de faire ces démarches seul, et les associations lyonnaises savent les faire : écoute, accompagnement au dépôt de plainte, orientation juridique, soutien psychologique. Leurs coordonnées et leurs permanences sont dans notre annuaire, avec la date à laquelle nous les avons vérifiées.

    Les associations LGBT+ lyonnaises Écoute, santé et soutien

    Selon la situation, plusieurs sont particulièrement indiquées : SOS homophobie pour le signalement et l'écoute, le Centre LGBTI+ de Lyon comme premier point d'entrée, Chrysalide pour les personnes trans, Le Refuge pour un jeune mis à la porte de chez lui, L'Autre Cercle pour ce qui se passe au travail. Toutes ont leur fiche dans l'annuaire.

  5. Si c'est arrivé en ligne

    Signalez le contenu à la plateforme, puis sur PHAROS, le portail de signalement du ministère de l'Intérieur — les deux, pas l'un ou l'autre : une plateforme retire, PHAROS enquête. Gardez vos captures avant de signaler, le contenu peut disparaître ensuite.

  6. Dites-le-nous

    Ce que nous en faisons : nous tenons le compte. Un signalement isolé se perd, une série dessine ce qui se passe vraiment dans la ville — un quartier, un établissement, une période. C'est ce qui nous permet d'écrire, chiffres à l'appui, ce que personne d'autre ne compte à Lyon.

    Ce que nous n'en faisons pas : nous ne publions jamais votre nom, ni aucun détail qui permettrait de vous reconnaître, sans vous avoir écrit et obtenu votre accord. Vous pouvez signaler sans vouloir témoigner — dites-le simplement dans le message.

    Nous signaler ce qui s'est passé

Cette page est relue régulièrement par la rédaction. Une erreur, une procédure qui a changé, une association qui manque ? Dites-le-nous et on corrige.