Menaces et dépôt de plainte
Sébastien Scarpinato a publié le 24 août 2026 une partie des messages qu’il affirme avoir reçus. L’adjoint au maire d’Ivry-sur-Seine explique que ces messages contiennent des menaces de mort et des insultes homophobes visant également son conjoint et ses proches.
« Je publie aujourd’hui une partie des menaces de mort et des messages homophobes que je reçois. Ils me visent, mais visent aussi mon conjoint et mes proches », écrit-il sur Instagram.
Dans la même publication, l’élu affirme avoir déposé plainte. Il remercie la Ville d’Ivry-sur-Seine, le maire Philippe Bouyssou et les élus municipaux pour leur soutien.
« Et derrière la violence des mots, ils disent aussi quelque chose du climat politique dans lequel nous entrons à l’approche de 2027 », ajoute-t-il. Il conclut : « Je refuse de banaliser cette haine. On ne s’habitue pas à la violence. On la nomme, et on la combat. »
Selon STOP Homophobie, l’un des messages publiés fait référence à la prochaine élection présidentielle. Son auteur présumé écrit : « Je vais attendre l’élection de Marine Le Pen pour m’occuper de toi. » Le message évoque une action contre l’élu et ses proches après le scrutin et mentionne la date du 3 mai 2027.
Ces éléments reposent sur la publication de Sébastien Scarpinato et sur le compte rendu de STOP Homophobie. Les captures d’écran n’ont pas été authentifiées de manière indépendante. Aucune confirmation publique du dépôt de plainte n’a été trouvée auprès de la police, du parquet ou d’un autre média ayant eu accès au dossier.
Un contexte municipal déjà marqué par des faits homophobes
Sébastien Scarpinato est adjoint au maire d’Ivry-sur-Seine, chargé de la solidarité internationale et de la lutte contre les discriminations. La Ville d’Ivry indique mener depuis 2018 des actions contre les LGBTphobies.
L’élu municipal est déjà intervenu dans un contexte local marqué par des tensions politiques. En juin 2026, une séance du conseil municipal avait été interrompue après un incident impliquant Kévin Nader, élu du Rassemblement national, qui avait brandi un crucifix et récité une prière dans l’hémicycle. La municipalité avait ensuite sanctionné l’élu.
Ivry-sur-Seine a également connu des précédents documentés de faits homophobes visant un élu municipal. En septembre 2018, le maire Philippe Bouyssou avait porté plainte après la découverte de tags homophobes le visant. En avril 2019, une nouvelle série de tags avait été découverte sur la façade de l’hôtel de ville, entraînant une nouvelle plainte.
Ces précédents permettent de documenter le contexte local, mais ils ne confirment pas les menaces dénoncées en août 2026 par Sébastien Scarpinato. À ce stade, l’identité de l’auteur présumé, la date du dépôt de plainte et l’état d’une éventuelle enquête ne sont pas connus publiquement.