Chemsex : 61 overdoses à Paris. Lyon se dote d'une formation universitaire
61 décès par overdose recensés à Paris au 7 octobre 2026 selon le parquet. À Lyon, un diplôme universitaire sur le chemsex ouvre sa session le 16 novembre 2026.
Par Wilfried Carbonell · Publié le
À Paris, 61 décès par overdose ont été recensés au 7 octobre 2026. Ce bilan provisoire a été communiqué par le parquet de Paris. Le Parisien l’a relayé le 12 octobre. C’est deux fois plus que sur l’ensemble de 2025, où 30 personnes étaient mortes dans les mêmes circonstances.
Selon les déclarations judiciaires, le chemsex est lié à environ un tiers de ces décès. La cocaïne est impliquée dans la moitié des cas, souvent associée à d’autres produits.
Selon ces mêmes déclarations, les victimes ont entre 16 et 54 ans et viennent de tous les milieux. Un groupe d’enquêteurs spécialisés a été mobilisé.
Des réquisitions pour homicide involontaire aggravé visent désormais les fournisseurs. Les associations dénoncent, elles, l’absence de registre national.
Les commentaires haineux comme « Un gay de moins » pullulent en ligne. STOP homophobie les pointe du doigt. Cette toxicophobie éloigne les personnes des soins.
À Lyon, un diplôme universitaire
À Lyon, une réponse se structure. Ce diplôme est le DIU Usages sexualisés de drogues et chemsex (DIUCHEM). Ses promoteurs en font le premier diplôme universitaire français sur ce sujet. Son objectif est d’offrir une vision globale de la problématique.
La session 2026-2027 s’ouvrira le 16 novembre 2026. La formation est portée par le Service hospitalo-universitaire d’Addictologie de Lyon (SUAL). Elle est dispensée à 100 % à distance et s’achèvera le 4 mai 2027.
Le rapport TREND de l’OFDT, publié le 23 juin 2026, note une dynamique régionale. Les pratiques de réduction des risques se développent en Auvergne-Rhône-Alpes.
À Lyon, les acteurs locaux complètent cette approche. Parmi eux figurent les sites pilotes lyonnais de réduction des risques. Le réseau ARPA-Chemsex, soutenu par AIDES, y joue un rôle clé.
Sur la réduction des risques en contexte chemsex, la page ressources d’AIDES apporte des repères. Son dispositif inclut des groupes de parole et un futur hôpital de jour.
Ce que recouvre le chemsex
Le chemsex concerne notamment des hommes gays, bisexuels et des personnes transgenres. Cette pratique expose à des risques sanitaires et sociaux. Les produits les plus fréquents sont :
- les cathinones,
- le GBL,
- la kétamine.
Ces substances sont souvent consommées ensemble. En région lyonnaise, les complications persistent mais les dispositifs de réduction des risques se multiplient. Pour les personnes concernées, les adresses santé LGBT+ à Lyon orientent vers des lieux de soin adaptés.
61 décès à Paris, une formation universitaire à Lyon : deux réalités qui illustrent l’urgence d’agir. La proposition de résolution du 8 octobre 2026 demande un registre national et des moyens de prévention. Retrouvez aussi d’autres médias LGBT+ lyonnais pour suivre l’actualité locale. Reste à savoir si ces réponses suffiront.
Pour aller plus loin
Sources
- https://www.leparisien.fr/societe/sante/plus-lapanage-des-junkies-pourquoi-les-overdoses-mortelles-explosent-a-paris-12-10-2026-IBCCIK6MWJF2FNVRBVQXBMPL4Q.php
- https://www.ofdt.fr/sites/ofdt/files/2026-08/rapport-trend-lyon-aura-2025.pdf
- https://www.sual.fr/diu-chem
Lyonnais depuis 11 ans, j’ai créé et dirigé un site de rencontres LGBT+ pendant 16 ans, avant de prendre les rênes du XS bar. Toujours en contact avec les acteurs du milieu, je mets mon expérience et mon réseau au service de mon commerce dans la Presqu’île, où inclusion, convivialité et engagement sont au cœur de mon projet.
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