Le baromètre 2026 de la Fondation Le Refuge, réalisé avec Ipsos bva auprès de 1 000 personnes du 8 au 11 juin 2026, porte sur l’acceptation des personnes LGBT+ en France. La publication d’Ipsos est datée du 25 juin 2026.
42 % des Français déclarent pouvoir mal réagir si leur enfant est LGBT+. La proportion atteint 41 % lorsqu’il s’agit d’un enfant transgenre, contre 20 % pour un enfant homosexuel ou bisexuel, selon les résultats présentés par Ipsos.
47 % des Français estiment que les personnes LGBT+ ne sont pas bien acceptées dans la société. Cette perception atteint 65 % parmi les personnes LGBT+, contre 59 % en 2025. Le sport, l’école et les réseaux sociaux figurent parmi les contextes les plus difficiles.
Des violences toujours rapportées
Au cours des douze derniers mois, 51 % des Français disent avoir constaté une discrimination envers des personnes LGBT+. Cette proportion atteint 91 % parmi les personnes LGBT+ interrogées.
80 % des personnes LGBT+ déclarent avoir entendu des propos LGBT-phobes, contre 38 % des Français. 53 % ont été témoins d’une agression verbale, contre 12 % des Français. Pour les agressions physiques, les proportions sont de 11 % parmi les personnes LGBT+ et de 5 % parmi les Français.
83 % des Français ne comprennent pas qu’un parent bannisse son enfant LGBT+ du domicile familial. 70 % ne comprennent pas qu’un parent n’accepte pas que son enfant soit LGBT+, tandis que 19 % déclarent comprendre cette attitude.
L’école au centre des attentes
40 % des Français estiment que l’État ne s’implique pas suffisamment dans la lutte contre les LGBT-phobies, contre 36 % en 2025.
70 % souhaitent que les jeunes soient sensibilisés aux LGBT-phobies à l’école. Les mesures citées comprennent la sanction des auteurs de violences, approuvée par 80 % des personnes interrogées, et une implication accrue des enseignants, soutenue par 62 %.
Le harcèlement subi par les personnes LGBT+ est le sujet le plus souvent cité pour être abordé en classe, avec 85 % d’avis favorables. Il est suivi par l’éducation à la vie sexuelle et affective (78 %) et les stéréotypes visant les personnes LGBT+ (76 %).
Le volet consacré à la transidentité reste plus clivant : 46 % s’opposent à ce que les parcours de transition de genre soient abordés à l’école.
Une enquête nationale
La Fondation Le Refuge présente cette étude comme son baromètre annuel sur la situation des personnes LGBT+ en France. BVA Xsight la décrit comme une photographie de cette situation, avec une attention particulière portée aux jeunes. Têtu a consacré une analyse aux résultats, notamment aux questions de transidentité et d’école.