52 États unis à l'ONU pour la dépénalisation de l'homosexualité
Le 7 octobre 2026, la France a présenté à l’ONU une déclaration pour la dépénalisation universelle des relations consenties entre personnes de même sexe. Cinquante-deux États l’avaient endossée.
Par Ludivine Yael · Publié le · Mis à jour le
Le 7 octobre 2026, la France et l’Albanie ont retiré leur projet de résolution à l’ONU. Ce texte appelait à la dépénalisation universelle des relations consenties entre personnes de même sexe.
La France a ensuite présenté une déclaration conjointe, endossée par 52 États. Elle demande aux pays qui pénalisent ces relations de réexaminer leurs lois en vue de leur abrogation.
Le Conseil des droits de l’homme, c’est quoi ?
Le retrait a eu lieu lors de la 63e session du Conseil des droits de l’homme. Cet organe de l’ONU réunit des États pour débattre des droits humains.
Une résolution aurait engagé un vote formel des membres. Une déclaration conjointe ne se vote pas : des États l’endossent publiquement. Le geste reste politique, sans effet juridique contraignant.
Pourquoi la France a retiré son projet
Le 24 juin 2026, une lettre avait demandé à la France de ne pas poursuivre. Elle réunissait entre 140 et 141 organisations signataires, selon les décomptes de Têtu et du texte intégral.
Ces associations soutiennent l’objectif de dépénalisation. Elles critiquent la stratégie et le manque de consultation. Elles craignent des représailles contre les militants locaux.

Les signataires redoutent aussi une surveillance accrue et une restriction de l’espace civique. C’est-à-dire la capacité des associations à agir librement dans leur pays.
Les associations ne sont pas toutes sur la même ligne
Le Comité IDAHO France porte un appel international pour une résolution contraignante. Alice Nkom en est la porte-parole. Cette démarche est distincte de la lettre du 24 juin.
Toutes visent le même objectif : la fin des lois qui punissent l’homosexualité. Elles divergent sur la méthode diplomatique à adopter.
Ce que ça change, et ce qui reste en suspens
La déclaration du 7 octobre marque une étape symbolique. Elle s’inscrit dans une dynamique internationale, comme l’abrogation de la loi anti-LGBT hongroise de 2021.
62 États membres de l’ONU criminalisaient encore ces relations en 2024, selon ILGA World. Cette fédération d’associations LGBT+ en décompte 60 par la loi et 2 de facto.
La répression des militants se poursuit ailleurs, comme en Turquie, où la communauté lyonnaise s’est rassemblée en soutien.
Aucune association lyonnaise ou d’Auvergne-Rhône-Alpes n’a été identifiée comme signataire. Les prochaines étapes dépendront de la capacité des associations à unir leurs voix.
Pour aller plus loin
Sources
- https://onu.diplomatie.gouv.fr/fr/declaration-conjointe-depenalisation-universelle-des-relations-consenties-entre-personnes-de-meme
- https://webtv.un.org/en/asset/k12/k12sm25eal
- https://docs.google.com/document/d/17eFtAdNGqyTkM71RQ3LFcxAk2ftpdrEr/export?format=txt
Je couvre les sujets LGBT+ pour Essenciel. Jesuis les actualités politiques, sociales et culturelles liées à la communauté depuis Lyon. Mes articles traitent aussi des enjeux locaux en Auvergne-Rhône-Alpes. J'interviens régulièrement sur les questions de droits et de représentations.
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